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Marie Zins, responsable scientifique de la cohorte, présente la cohorte Constances

Constances, à quoi ça sert ?

L’idée de départ était de mettre en place un outil pour favoriser les recherches en santé publique. Constances est donc une grande cohorte de population qui regroupe des adultes de tous âges. Elle s’intéresse à la santé sous tous ses aspects et non à telle ou telle pathologie et permet de réaliser des études sur les facteurs de risques et les causes des maladies.

Constances permet aussi de travailler sur l’histoire naturelle des maladies. Un exemple : on a découvert, chez certains volontaires de Constances, une hyperglycémie. Cet excès de sucre dans le sang est la marque d’un début de diabète. Ces volontaires vont être suivis, depuis l’apparition des premiers troubles, pour connaître l’évolution de la maladie à très long terme et sa prise en charge.

Certains grands thèmes de recherche ont été définis au départ : vieillissement et maladies chroniques, risques professionnels, inégalités sociales de santé, santé des femmes. S’y ajoute le développement d’une biobanque pour travailler sur les interactions entre les biomarqueurs dans le sang et l’environnement.

L’objectif est enfin de faire un état des lieux sanitaire de la population adulte en France, et de connaître les parcours de prévention et de soins.

 

Qui sont les participants à la Cohorte Constances ?

La cohorte regroupe 218 000 personnes, tirées au sort. Elle comporte 54 % de femmes et l’âge des volontaires s’échelonne entre 18 ans et 69 ans à l'inclusion. Il y a 28 000 jeunes entre 18 et 29 ans, ce qui est important, souligne Marie Zins, épidémiologiste responsable de la cohorte, car « on a très peu d’information sur la santé des jeunes ».

La répartition sociale est également variée. Et tous les niveaux d’étude sont présents.

Enfin, 88% des participants viennent de France métropolitaine et l’origine géographique des autres personnes est multiple.

Au départ, les volontaires vivaient à proximité des Centres d'examens de santé qui ont pratiqué le premier examen clinique. En effet la Cohorte Constance repose sur une collaboration entre l’Inserm et 21 Centres d’examens de santé de la Sécurité sociale, répartis dans diverses régions du territoire métropolitain.

Mais depuis l’inclusion des volontaires, il y a eu des déménagements, notamment en Bretagne sud et dans le centre de la France.

Quand Constances nous en dit plus sur la pandémie

Grâce aux prélèvements sanguins de certains volontaires de la cohorte Constances, les chercheurs ont pu prouver que le Covid-19 circulait en France, à bas bruit, depuis novembre 2019.

En France, les premiers cas ont été décrits le 27 janvier 2020. Mais les épidémiologistes ont voulu être sûrs qu’il n’y a avait pas eu de personnes infectées plus tôt.

Pour cela, ils ont examiné les 9 144 sérums des volontaires Constances conservés dans la biobanque et prélevés entre le 4 novembre 2019 et le 16 mars 2020, date du premier confinement.

Ils ont pu vérifier la présence d’anticorps en utilisant le test Elisa. Ils ont ensuite fait une recherche de contrôle par séroneutralisation, méthode ne générant pratiquement pas de faux positifs.

La deuxième étape de la recherche a été de contacter les 13 participants positifs de Constances, pour en savoir plus. 11 d’entre eux ont finalement pu être joints. Certains avaient eu de la fièvre, d’autres étaient asymptomatiques. L’un d’entre eux revenait d’un voyage en Chine, un autre avait été en contact avec un proche, hospitalisé pour une pneumonie atypique.

Il n’y a eu que trois autres études sur le même thème, deux en Italie et une en France.

Cette recherche a donné lieu à des publications scientifiques. Pour en savoir plus :

Communiqué de presse de l’Inserm

Article scientifique publié dans European Journal of Epidemiology

Article sur le site de Santé publique France