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Interventions d’Emeline Lequy-Flahault, chercheuse Inserm à l’UMS-11 de Villejuif

 

Emeline Lequy-Flahault a présenté les résultats de deux recherches menées à partir de la cohorte Gazel, cohorte considérée comme « la grande sœur de Constances ». La cohorte Gazel est constituée de 20 624 volontaires, salariés d’EDF/GDF, recrutés en 1989, âgés de 35 à 50 ans, 73% sont des hommes.

 

 

La recherche menée sur le carbone suie et le cancer montre tout à fait l’importance de disposer de données très précises, d’une part sur la répartition territoriale des concentrations de polluants (ici le carbone suie), et d’autre part sur les volontaires de la cohorte (adresses résidentielles et pathologies survenues entre 1989 et 2005, style de vie). Le carbone suie est un des composés des particules fines (PM2.5), il est émis lors des combustions incomplètes lorsque tout le carbone organique n’est pas transformé en CO2 et qu’il reste un résidu – la suie- ; il provient essentiellement du trafic, mais aussi de la combustion de bois de chauffage ou encore des feux naturels. Des cartes de concentrations modélisées du carbone suie ont permis d’estimer l’exposition à ce polluant pour chaque volontaire Gazel, pour chaque adresse de résidence déclarée entre 1989 et 2005 (historique résidentiel).

La mise en relation de ces données d’exposition au carbone suie et aux particules fines avec les cas incidents de cancer (ceux étant survenus après 1989 chez les volontaires de la cohorte) ont conduit aux résultats suivants : il existe un sur-risque de cancer pour les personnes exposées au carbone suie par rapport aux personnes non exposées. Ce sur-risque, une fois pris en compte tous les autres facteurs de risque (âge, sexe, tabac, alcool, exposition professionnelle…), est estimé à +16% pour les cancers toutes localisations confondues, et à +31% pour les cancers du poumon. (article en anglais : https://doi.org/10.1289/EHP8719)

 

 

La seconde recherche présentée porte sur l’exposition aux métaux dans l’air (présents dans les particules fines PM2.5) et la mortalité. Les concentrations des métaux (13 métaux, dont le cadmium et le plomb) est connue grâce à la biosurveillance des mousses, effectuée par le Muséum National d’Histoire naturelle. Les mousses n’ayant pas de vraies racines, les métaux retrouvés dans les mousses ne viennent que de l’atmosphère. Une cartographie de la concentration des métaux mesurée dans les mousses a été réalisée, pour chaque métal, et mise en relation avec l’historique résidentiel des volontaires de la cohorte Gazel habitant plutôt en campagne (près des mousses collectées en forêt).

L’exposition aux métaux des volontaires Gazel ainsi estimée et l’identification des décès survenus (entre 1996 et 2017) parmi les volontaires ont permis de déterminer qu’il existe un sur-risque de mortalité pour les personnes les plus exposées à la pollution aux métaux émis par les activités humaines dans l’air. Ce sur-risque de mortalité est estimé, toutes choses égales par aileurs, à +16% pour les décès toutes causes confondues, et à +23% pour les décès de cause cardio-vasculaire. (article en anglais : https://doi.org/10.1016/j.envint.2019.05.004)

 

Des recherches similaires seront menées à partir de la cohorte Constances… pensez à renseigner en ligne votre historique résidentiel !

 

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